vendredi 9 décembre 2011

N'importe quoi, de préférence (suite)

Dans l'hémicycle, Esther Benbassa, élue de fraîche date d'Europe-Écologie/Les Verts et rapporteure de la proposition de loi, a posé les enjeux du débat.

«J'avoue ne pas être outrageusement choquée par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux. À compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sur notre territoire depuis un temps minimum, par exemple cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien»,
Les propos d'Esther Benbassa ont immédiatement fait l'objet de sifflets et de protestations sur les bancs de la majorité.

C'est à ce moment que la sénatrice a cité sa source:
Nicolas Sarkozy, dans son livre "Libre" paru en 2001.
 
Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier.
Les pensées de San-Antonio,
p.73, Éd. Pocket n°10342, 1996