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vendredi 2 novembre 2012

Que s'est il passé à Metz cette fameuse nuit du 23 au 24 juillet 1961


Qu'est ce que la colonisation?
Un pays puissamment armé (France, Angleterre, Allemagne, Espagne, Pays bas, Japon…) débarque sur un sol, 
plante son drapeau 
et proclame:
Ce territoire est à moi !

Ceux qui se révoltent contre l'occupant sont appelés "rebelles" pendant la guerre d'Algérie et "résistants" pendant la guerre de 39-45.
Tout est une question de point de vue.

Résistants ou rebelles du FLN, tous commettent des attentats

Dans tous les cas les représailles sont disproportionnées.

Dans tous les cas, ils se réfèrent à l'Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Ce préambule n'excuse en rien les violences réciproques, il tente de les expliquer et cherche à comprendre.


Alors que s'est il passé à Metz cette fameuse nuit du 23 au 24 juillet 1961?


C'est l'histoire d'un trou dans la mémoire.

C'est l'histoire d'un évènement sans précédent,
et dont les livres d'histoire n'ont pas gardé la trace.

C'est une histoire qui parle de dignité et de honte,
l'histoire d'un évènement peu glorieux,
soigneusement étouffé.

Cette nuit là, Metz fut le théâtre d'un épisode sanglant de violences entre des parachutistes français et des Algériens en représaille à un attentat dans un bar,
une ratonnade nocturne massive à l'échelle d'une ville entière, 
une affaire vite classée et oubliée, 
des zones d'ombres à éclaircir...

Cinquante après le drame un documentaire permet d'apporter un peu de lumière sur ce sombre épisode


Il y a 58 ans aujourd'hui que débuta la guerre d'Algérie.
Pour la puissance coloniale les évènements du 1 novembre 1954 furent qualifiés de "début de l'insurrection d'une poignée d'activistes".
L'Algérie commémore ce jour comme étant le début de 7 années de conquête de son indépendance et de sa liberté.
Tout est une question de point de vue.